L'élagueur à Clermont-Ferrand observe des arbres soumis à une alternance marquée entre gel, périodes sèches et orages d'été. Placée sous l'influence de la chaîne des Puys, la ville connaît des rafales qui chargent brutalement les houppiers, surtout lorsque les feuilles sont mouillées. Les normales 1991-2020 de la station locale donnent 12,1 °C de température annuelle, 563,4 mm de pluie et 55,7 jours de gel par an (Météo-France, fiche climatologique Clermont-Fd). Ces valeurs expliquent une contrainte double : disponibilité en eau limitée sur l'année et cycles répétés de gel-dégel.
Un sol desséché retient moins bien certaines racines superficielles. À l'inverse, une pluie intense après sécheresse alourdit le feuillage et détrempe rapidement la couche de terre supérieure. Les fourches incluses, déjà fragiles, peuvent alors s'ouvrir sous une rafale. Le gel favorise aussi l'élargissement de fissures où l'eau s'est infiltrée. Les arbres récemment taillés trop fort réagissent par des rejets rapides, mais leur insertion reste faible. Une visite après chaque événement violent permet de repérer fibres arrachées, nouvelles inclinaisons et branches pendantes. Le bois sain issu d'une coupe peut être valorisé en bois de chauffage après séchage, tandis que les parties malades doivent suivre une filière adaptée. La prévention repose surtout sur une taille mesurée, effectuée avant que les défauts n'imposent une opération urgente.